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08, 2025

Dans le cadre de la troisième Conférence des Nations Unies sur les pays en développement sans littoral, le président de la République a participé à un événement parallèle organisé par la partie arménienne

Au cours de sa visite de travail à Turkmenbachi, au Turkménistan, le président Vahagn Khatchatourian a participé à un événement parallèle et à une table ronde intitulée Promotion de la sécurité et de la coopération régionales grâce au renforcement des liens commerciaux et des transports, organisée par la partie arménienne dans le cadre de la troisième Conférence des Nations Unies sur les pays en développement sans littoral.

Le président a prononcé un discours d'ouverture.

Voici le discours d'ouverture du président :

 

«Monsieur le Premier ministre du Népal,

Monsieur le ministre des Transports du Tadjikistan,

Mesdames et Messieurs les panélistes,

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Je suis heureux de vous accueillir à cette table ronde intitulée Promotion de la sécurité et de la coopération régionales grâce à l'amélioration de la connectivité commerciale et des transports, organisée par l'Arménie.

Je remercie mes collègues des pays enclavés et les représentants des organisations internationales pour leur participation à ces délibérations.

Cet événement est consacré à l'examen des moyens de combler les lacunes existantes afin de transformer les pays enclavés en pays reliés au réseau terrestre et de tirer parti des marchés mondiaux, contribuant ainsi à un monde plus interconnecté et plus harmonieux pour améliorer les moyens de subsistance des populations, promouvoir la croissance verte et développer le capital humain.

Chers invités,

Nous évoquons souvent la connectivité des transports comme un outil important pour assurer la fluidité des mouvements de marchandises et de personnes, renforçant ainsi les relations commerciales et économiques et reliant des régions séparées par la distance géographique. Cependant, la connectivité peut avoir un impact positif direct sur la stabilité, la sécurité et la paix régionales.

Historiquement, la construction des infrastructures de transport a toujours visé à projeter l'influence et la puissance. Aujourd'hui encore, nous sommes souvent confrontés à des projets de connectivité fondés sur des motivations géopolitiques, qui contribuent à creuser les divisions plutôt qu'à promouvoir le commerce, la prospérité économique et les contacts entre les peuples.

Les réalités du monde moderne exigent une interconnectivité et une coopération mondiales à tous les niveaux. Les flux transfrontaliers de marchandises, de services et de personnes sont le moteur de l'économie mondiale depuis plusieurs décennies. Ce phénomène, largement connu sous le nom de mondialisation, a considérablement contribué à la croissance de l'économie mondiale, du commerce, de l'industrie et des innovations, et a créé d'énormes possibilités de développement et de renforcement de la connectivité entre les pays et les régions.

C'est une connectivité équitable et inclusive, guidée par des considérations économiques, la réalisation des droits sociaux et économiques et la promotion des liens interculturels, qui peut contribuer à la paix et à la sécurité. La mise en place d'un environnement propice et le développement d'infrastructures durables pour la libre circulation des personnes, des biens et des services sont indispensables à la réalisation des droits économiques et sociaux et du droit au développement de tous les peuples, ainsi qu'à la promotion d'une connectivité régionale et mondiale inclusive.

À de nombreuses reprises, nous avons réaffirmé notre ferme conviction que la coopération régionale efficace et les projets de transport bien conçus et mis en œuvre peuvent contribuer à surmonter les divergences politiques et aider à jeter des bases solides pour la paix, la stabilité et une croissance inclusive à long terme, transformant ainsi les régions en pôles de transit prospères.

En tant que pays en développement enclavé, l'Arménie reconnaît l'importance cruciale d'une connectivité inclusive, de frontières ouvertes et d'infrastructures routières et de transport pleinement opérationnelles. Dans ce contexte, j'ai eu l'occasion, plus tôt dans la journée, de présenter dans ma déclaration le projet Carrefour de la paix, lancé par le gouvernement arménien. Cette initiative témoigne de l'engagement de notre pays en faveur de la paix et de la coopération régionales visant à garantir un monde plus interconnecté et plus harmonieux afin d'améliorer les moyens de subsistance des populations, de promouvoir une croissance économique résiliente sur le plan environnemental et de développer le capital humain.

Mesdames et Messieurs

Historiquement, l'Arménie a toujours été au carrefour des routes reliant le nord au sud et l'ouest à l'est, avec toutes les caractéristiques politiques, commerciales et culturelles qui en découlent. La route de la soie qui traverse notre pays n'était pas seulement une voie commerciale : c'était un phénomène culturel qui rassemblait les peuples et favorisait le dialogue interculturel.

Aujourd'hui encore, grâce à sa situation géographique favorable et à son héritage historique, notre pays peut promouvoir les échanges économiques, les contacts entre les peuples et les liens culturels entre l'Asie et l'Europe. Nous sommes convaincus que le déblocage de toutes les communications commerciales et de transport dans le Caucase du Sud ouvrira de nouvelles possibilités pour la circulation des marchandises, des biens et des citoyens, devenant ainsi un pilier de la sécurité, de la stabilité et de la prospérité dans la région et au-delà.

Je vous remercie et souhaite à tous des discussions très fructueuses». 

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